20.11.2009
Programme AKTION T4 (Première partie)
Ce programme avait pour but l'extermination par euthanasie de milliers de citoyens allemands (vieillards, adultes ou enfants) qui présentaient des dégénérescences nerveuses, des handicaps lourds, des maladies mentales, des maux incurables ou des tares génétiques.
Mais officiellement, AKTION T4 existe pour accorder une "mort miséricordieuse" à des patients incurables, à la demande des familles et uniquement avec l'accord de quatre médecins.
"Le Reichsleiter Bouhler et le docteur en médecine Brandt sont chargés, sous leur responsabilité, d'étendre les attributions de certains médecins à désigner nominativement ceux qui pourront accorder une mort miséricordieuse aux malades qui auront été jugés incurables selon une appréciation aussi rigoureuse que possible. Adolf Hitler."
(cité dans Eugen Kogon/Hermann Langbein/Adalbert Rückerl - "Les chambres à gaz, secret d'Etat" - Seuil, 1987, p. 28).
Les responsables de ce programme et nommés par Hitler sont :
Philip BOULHER – Responsable général auprès d'Hitler.

Karl BRANDT – Professeur en médecine et médecin personnel d'Hitler, et entre autre, Responsable en chef du l'AKTION T4.

Werner HEYE – Professeur en médecine, Responsable de l'organisation et de la mise en œuvre de l'AKTION T4.

Richard VON HEGENER – Notamment responsable du programme "enfants" de l'AKTION T4.
August BECKER – Responsable du gazage.
Leonardo CONTI – Professeur en médecin et secrétaire d'état à la santé au Ministère de l'intérieur du Reich.

Viktor BRACK – Notamment responsable des services de T4.

Werner BLANKENBURGER – Oberführer de la SA.

21:10
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07.11.2009
Sigmund RASCHER
1902 - 1944
S. Rascher est né le 12/02/1902 à Munich.
Il a fait des études de médecine et devient chirurgien en 1936 à l'hôpital de Schwarbinger.
Etant intime d'une amie d'Himmler, il est rentré dans la SS en 1939.
Ses bonnes relations avec Himmler lui permirent alors d'y faire carrière.
C'est en 1942 qu'il arrive au camp de Dachau où il mène des expériences sur le comportement et la résistance au froid (expériences demandées par la Luftwaffe), cela lui ouvrira les portes de l'Académie de Médecine.
Environ 170 personnes mourront des suites de ces expériences.
La réfrigération dans l'eau glacée en fait partie.
Pour une autre série d'expériences, il enfermera des détenus dans des caissons de décompressions dans lesquels on simulait des altitudes allant jusqu'à 20.000 mètres !
Rascher écrira dans une lettre à Himmler datée du 17/02/1943, qu'Auschwitz aurait été mieux approprié que Dachau pour y mener ses expériences par ce qu'il y faisait plus froid et que la taille du terrain permettait de ne pas attirer l'attention du camp (les détenus hurlaient quand ils gelaient !!).
Pour eux, la mort des cobayes humains faisait partie de l'expérience.
En mars 1944, il sera professeur d'université à Strasbourg.
Outrageusement ambitieux, il ira jusqu'à dénoncer son propre père à la Gestapo pour activités anti-nazies ...
En 1944, soupçonné d'activités commerciales au camp de Dachau, il est arrêté par la police de Munich et expulsé de la SS.
Il est alors interné à Dachau et fusillé par les SS au moment où les américains entrent dans Dachau.

10:18
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06.11.2009
Camp de concentration de DACHAU
Période : 03/1933 à 04/1945
Nombre estimé de prisonniers : 200.000
Nombre estimé de morts : 30.000
Ce camp fut mis en service le 31/03/1933 et ce, seulement quelques temps après la prise de pouvoir de Adolf Hitler.
Sa première fonction était l'internement des opposants politiques.
Par la suite, il fut destiné à accueillir également :
- Des juifs de Bavière.
- Des prisonniers de guerre soviétiques.
- Des femmes.
- Des Homosexuels.
- Des Tsiganes.
Tous les malheureux qui y ont échoué ont subit la souffrance, la faim et côtoyé la mort.
Le camp
D'une allure de poste militaire vu de l'extérieur, il n'en était strictement rien de l'intérieur.
- Nombre de baraquements : 34
- Capacité des baraquements : 208 prisonniers
- Réalité : au moment de l'arrivée des soldats américains certains baraquements contenaient jusqu'à 1.600 prisonniers !
Ce camp était entouré d'un haut mur de brique et des tours de garde bordaient le tout.
Sur le portail noir de l'entrée ont peut encore lire aujourd'hui Arbeit Macht Frei (le travail rend libre).

La vie des prisionniers
Leur vie était un enfer : travaux forcés dans des conditions atroces (chaleur, froid, ...), pas d'hygiène, manque de nourriture, sévices, suicides, forcés, ....
Dans les baraquements, ils vivaient dans des lits superposés et se battaient pour dormir dans les lits supérieurs pour ne pas avoir à recevoir les excréments qui tombaient vers le bas.
Ceux qui avaient encore la force d'essayer de s'échapper et qui étaient repris avaient droit à un traitement spécial dans un cantonnement tenu par les SS et la Gestapo où la torture était pratiquée ... et où la mort était souvent en bout de course.
Les prisonniers avaient également à subir des expérimentations médicales menées par le docteur Sigmund Rascher et ce, principalement sur le comportement et la résistance au froid.


Les allemands n'allaient que très peu dans ce camp et l'état-major restait cantonné à la Kommandantur.
Seuls les kapos faisaient la discipline (kapos = choisi par les allemands parmi les plus pervers des prisionniers).

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21:26
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03.11.2009
L'abjection la plus profonde
Au fil de nos visites des différents sites de la seconde guerre mondiales, il m'est apparu une bien triste vérité ... on parlait beaucoup des performances techniques et stratégiques des allemands, de l'horreur des camps de concentration et du calvaire des pauvres déportés mais certains faits bien plus abjects n'étaient qu'évoqués, survolés.
A travers ce site, je voudrais faire part de toute l'horreur qui m'a frappé au fil de mes visites, de ces êtres capables de monstruosités inimaginables, qui me semblent être d'ailleurs, incompréhensibles pour moi, me laissant sans voix et terrassée par l'effroi.
Mon but n'étant pas de les mettre en avant mais de faire en sorte qu'on n'oublie jamais que l'être humain est capable des pires horreurs même s'il peut aussi être capable de la plus grande bonté.
Dans une période où tout est chamboulé ou l'intégrisme se fait une place de plus en plus grande ou tout devient de plus en plus impersonnel et où les gens n'ont presque plus de respect pour rien, il est plus que temps de se rappeler que l'enfer n'est pas si loin de nous.
11:38
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02.11.2009
Pandémonium
Définitions :
- C'est un pandémonium : se dit d'une réunion de mauvais esprits, de gens ne s'assemblent que pour comploter et faire le mal.
- Pandémonium, mot apparu en 1663 sous la plume de l’anglais John Milton dans Le Paradis perdu. Pandémonium désigne la capitale imaginaire des enfers où Satan invoque le conseil des démons. Depuis, ce mot est également utilisé pour désigner un lieu où règne corruption, chaos et désordre. Etymologiquement, John Milton a formé ce mot à partir du grec πᾶὐ (neutre de πας, « tout »), et δαίμων (au sens de « démon »).

20:15
Écrit par F.
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